Le CIRDHFV est le seul centre de formation habilité exclusivement par Frans Veldman à la transmission de l’haptonomie.

L’édito

Le mot de la présidente

Bienvenue sur le site du Centre International de Recherche et de Développement de l’Haptonomie Frans Veldman. Il vous offre des informations les plus claires possibles, de la documentation concernant les formations et l’évolution de l’haptonomie depuis son arrivée en France dans les années 80 et ses avancées théorico-pratiques. Il permettra aussi une interaction active entre ses membres.

« CIRDH Frans VELDMAN » : une appellation qui veut ainsi rendre hommage au fondateur de l’haptonomie, 1921-2010, et témoigne du fait que notre centre est le seul auquel il a transmis de son vivant la responsabilité de poursuivre la formation et la recherche après sa disparition, avec le soutien et la participation à nos côtés, d’AnneMarie Veldman van Polen, toujours installée dans les anciens locaux du premier CIRDH, non loin de Céret, à Oms (Pyrénées Orientales).

Le centre du CIRDH espagnol (à Saragosse), ayant pour président le Dr Jaime Robert Torres, et la Fondation suisse (à Fribourg), dont le président est le Dr Marc Pierre-Humbert, qui ont été créés du vivant de Frans Veldman et sous son impulsion, demeurent activement en lien de formation et de recherche avec le centre parisien.

Nous sommes fiers de cette filiation directe qu’il nous semble utile de le rappeler, car le succès de l’haptonomie a suscité de multiples déviances et appropriations non légitimes. Elles sont dommageables, car elles peuvent égarer les personnes croyant de bonne foi se former, et abuser celles et ceux qui sont en recherche d’un accompagnement de grossesse, d’haptopsychothérapie ou de toute autre demande de soin.

Le plagiat, l’appropriation incompétente sont le sort de toute discipline novatrice, mais en ce qui concerne l’haptonomie, ce détournement est plus grave : il y a non seulement réduction d’une approche affective à une « technique » vidée de son sens, mais aussi marchandisation de ce qui touche l’Affectif, alors que Frans Veldman insistait très fortement, dès le début de la formation, sur la dimension éthique, et à l’engagement éthique des praticiens formés, inscrits sur nos listes. La formation à l’haptonomie dans toutes ses dimensions est exigeante, elle ne peut se faire que par un groupe de formateurs travaillant en synergie, jamais par une personne seule.

Le génie de Frans Veldman fut de comprendre qu’au sein de l’appareil psychique, on pouvait réunir pour former un ensemble cohérent, tout ce qui concerne les perceptions, sensations, émotions, sentiments, affects. Il a nommé cet ensemble « l’Affectif » et la grande œuvre de sa vie fut de comprendre et décrire ses règles de fonctionnement.

La compréhension du rôle central de l’Affectif dans le développement de la personne nous permet de renouveler complètement les métiers de soin et d’éducation, au sens le plus large du terme. Parce que l’Affectif organise à chaque instant la relation entre le corps et l’esprit, il nous permet de les aborder sans jamais les séparer, c’est toute la psychosomatique qui s’en retrouve revisitée. L’haptonomie apporte aux occidentaux ce qu’ils cherchent de plus en plus : la compréhension de l’être humain comme une unité affectivo-somato-psychique.

Elle est transdisciplinaire par essence, et c’est pourquoi ses champs d’application sont multiples : accompagnement pré et post natal, obstétrique, puériculture, pédagogie, psychothérapie, éducation, soins palliatifs, les soins médicaux, infirmiers et paramédicaux, kinésithérapie, ostéopathie, psychomotricité. La pratique de toutes ces disciplines se trouve totalement transformée et enrichie par l’approche haptonomique. C’est pour cette raison que nous ne formons que des personnes ayant un diplôme de professionnel de santé reconnu.

Donner une place d’organisateur central à l’Affectif, c’est aller à contre-courant d’un monde dans lequel l’effectivité triomphe ! Transmettre une science du ressenti, de l’éprouvé, est difficile dans un monde où c’est l’expliqué, démontré, mesuré, qui prime ; c’est un défi. Oser promouvoir la « proxintimité » affective dans une société qui voudrait que tout se fasse sans contact, où règnent le virtuel et le dématérialisé, c’est une gageure.

C’est pourquoi le début des formations peut être déroutant ; comme Frans Veldman aimait à le dire : « vous entrez dans un autre monde », « il faut oublier ce que l’on a appris ». Cela demande souplesse, ouverture d’esprit et curiosité. Mais si on accepte de jouer le jeu, de s’ouvrir au monde du ressenti, on découvre une clinique fascinante et très convaincante, et on se surprend à être beaucoup plus capable de finesse perceptive qu’on ne le pensait. Peu à peu, tout s’organise, il faut juste un peu de patience et de confiance. Cette évolution ne peut se faire qu’au fur et à mesure d’une maturation dont personne ne peut accélérer le processus. C’est pour cela que nos sessions de formation sont espacées de plusieurs semaines et que des sessions d’actualités et de perfectionnement, au moins tous les quatre ans, sont indispensables pour que la progression soit accompagnée au fur et à mesure des expériences cliniques qui permettent au praticien d’aller plus loin dans la découverte de ses capacités propres.

Nous espérons que ce site répondra à vos attentes et à vos questions.

N’hésitez pas à prendre contact avec le CIRDHFV pour demander des éclaircissements, si nécessaire.

     Catherine DOLTO

Présidente du CIRDH Frans Veldman

*Crédit photo : David Bordes